
Faire entendre
Le documentaire est au cœur de mon travail. Ce qui me guide, c’est l’envie de raconter le réel avec justesse, de sublimer ce qui existe déjà sans jamais le dénaturer. Chaque projet commence par une écoute attentive : comprendre la vision du·de la réalisateur·rice, les intentions de la production, et trouver la bonne place pour la caméra.
Issu d’un parcours cinématographique, j’ai conservé une exigence esthétique forte dans le cadrage, la lumière et le rythme des images. Aujourd’hui, cette rigueur se met au service d’une approche journalistique : capter le réel tel qu’il se présente, avec précision, honnêteté et sens du récit.
Filmer le réel demande autant de maîtrise technique que de qualités humaines. La discrétion est essentielle, tout comme la capacité à créer un lien de confiance pour que la parole se libère et que les situations se vivent naturellement devant l’objectif.
Chef opérateur vidéo, JRI, monteur et étalonneur, j’ai débuté ma carrière à Paris où j’ai travaillé sur de nombreux documentaires pour la télévision et le web. J’ai collaboré avec des productions aux univers et aux méthodes variés, apprenant à m’adapter à chaque équipe, chaque écriture et chaque rythme de tournage. Une souplesse devenue naturelle, sur le terrain comme en post-production.
Depuis plusieurs années, je filme des histoires humaines fortes et contrastées : le passage de l’enfance à l’adolescence d’Amine, suivi sur une année entière (France TV Okoo, La Cour des Grands, saison 1) ; des savoir-faire ancestraux, à travers les gestes précis des monnayeurs et joailliers de la Monnaie de Paris ; ou encore des récits intimes et sensibles, comme le témoignage d’une mère endeuillée dans une enquête de true crime britannique (Secrets of a Murder Detective, 2024).
Caméra à l’épaule, parfois avec quinze kilos de matériel sur le dos, j’ai appris à évoluer sur des terrains très différents, de la jungle amazonienne aux salons feutrés des musées, en m’adaptant aux contraintes du réel et aux exigences de la narration.